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Cette semaine: de l'amour, du rire et du lien !
Avec Alain Mabanckou, Sarah Chiche, Louis-Henri de La Rochefoucauld, Patrick Modiano et Christian Mazzalai, Camille Bordas et Thomas VDB. |

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Alain Mabanckou « Ramsès de Paris » (Le Seuil)
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Le narrateur de ce roman, jeune écrivain en herbe qui se fait volontiers appeler Berado prince de Zamunda, vit sous la coupe et dans l'ombre de son grand frère des faubourgs de Pointe-Noire, un certain Benoît, qu'il est venu rejoindre à Paris. Ce dernier, personnage fantasque, exerce sa verve dans le quartier de Château Rouge. Tout n'est pas bien clair dans sa vie, sinon qu'il sait charmer, les dames en premier. Il accumule les aventures de tous ordres, jusqu'au jour où il s'engage avec Lilwenn, qu'il épouse bientôt. Au grand désarroi de maman Mushama, la tenancière du restaurant Manioc Pays. Tout est réuni pour une embrouille... Dans ce roman à la fois drôle et sarcastique, Alain Mabanckou offre les Mille et Une Nuits de l'exil africain, dont les personnages hauts en couleur sont parfois des sortes de Pieds nickelés. On s'y attache, on rit. On en redemande.
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Sarah Chiche « Aimer » (Julliard)
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Suisse, 1984. Margaux, neuf ans, se jette dans les eaux glacées du lac Léman. Pétrifié, Alexis, son camarade de classe, assiste à son sauvetage. Entre les deux enfants naît alors une complicité vibrante. Mais bientôt, Margaux disparaît mystérieusement. Quarante ans plus tard, tous deux se retrouvent par hasard. Lui, ancien consultant, a tout quitté, rongé par la culpabilité du scandale lié au Duroxil, un opioïde qui a ravagé l'Amérique. Elle, après une enfance dramatique, est devenue écrivain, célibataire et heureuse de l'être, mais ses romans sont peuplés de fantômes. Entre eux, l'amour est intact, aussi brûlant qu'au premier jour. Mais aimer à cinquante ans, est-ce encore possible, quand un père se meurt, quand les enfants grandissent loin, quand le monde lui-même semble s'effondrer ? De l'enfance à l'âge mûr, de la Suisse de la fin du siècle dernier à la France des années 2020, en passant par les États-Unis où s'annonce déjà le retour de Donald Trump, Aimer dessine une fresque éblouissante sur ces instants où tout peut encore basculer. Un souffle de vie inouï traverse ce roman lumineux, sur la grâce des secondes chances.
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Louis-Henri de La Rochefoucauld « L'amour moderne » (Robert Laffont)
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Comment raconter l'amour aujourd'hui ? On pourrait décrire un mariage de conte de fées, parler de cette actrice de cinéma dont le mari producteur exploite la beauté. Ou dépeindre un émoi naissant. Mais il faudrait aussi ouvrir les portes closes des appartements bourgeois, et dévoiler la violence intime qui pousse au meurtre. C'est ainsi que Louis-Henri de La Rochefoucauld nous révèle différents visages de l'existence et interroge avec son humour et sa mélancolie légendaires la possibilité d'aimer encore au XXIe siècle.
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Christian Mazzalai et Patrick Modiano « 70 bis, entrée des artistes » (Gallimard) |
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«Il n'existe pas, pour le Montparnasse d'il y a deux cents ans, l'équivalent des pages si émouvantes et si élégiaques que Gérard de Nerval a consacrées au Montmartre des années 1840. Alors il faut rêver à ce que pouvait être à la même époque la rue Notre-Dame-des-Champs, qui s'était appelée jadis le "Chemin Herbu".» Ce livre est un récit-enquête consacré à une adresse oubliée de Montparnasse, du temps où le quartier était encore un village et un foyer d'artistes. Grâce à des archives, photographies et petites annonces retrouvées par Christian Mazzalai, Patrick Modiano fait revivre «La Boîte à Thé» et les ateliers du 70 bis rue Notre-Dame-des-Champs qui virent défiler, du second Empire à l'après-guerre, artistes peintres, écrivains, poètes, hommes et femmes, illustres ou inconnus, venus d'Amérique, du Japon ou d'ailleurs pour tenter leur chance à Paris.
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Camille Bordas « Des inconnus à qui parler » (Denoël)
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«L'idée que tout dans sa vie pouvait devenir matière à sketch ou à spectacle l'apaisait autant qu'elle l'exaspérait. Elle ne savait jamais vraiment si elle vivait quelque chose ou si elle était déjà en train de l'écrire.» Le premier semestre du master de stand-up de Chicago s'achève. Depuis quelques mois, Artie, trop beau pour être comique, Olivia, qui n'aime personne, Phil, le woke qui ne peut plus rire de tout, Jo, à la repartie aussi vache que drôle, suivent les cours de professionnels qui savent que toute anecdote du quotidien, tout drame familial, toute névrose peut finir sur scène. Or voilà que s'annonce un nouveau professeur pour le second semestre : Manny Reinhardt, star du stand-up controversée, qui vient agiter leur microcosme. Au fil d'une journée mouvementée, qui confrontera chacun à ses ambitions et à ses démons, se déploie un brillant roman choral, remarquable d'intelligence et d'humour, illustrant une double réflexion sur l'art qui se nourrit de la vie et sur la difficulté d'être soi et d'en faire quelque chose.
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Thomas VDB « Fiascorama » (Éditions Buchet/Chastel)
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Thomas VDB a le coeur naïf. Cette naïveté exquise, un peu encombrante, révèle une gentillesse profonde. Voici un être qui veut le bien d'autrui - qu'il soit arnaqueur ou serrurier, qu'il s'appelle Jardiland, le Conservatoire ou Patrick Eudeline, Thomas offre son empathie à qui en a besoin. Il raconte son implantation à Paris, sa percée dans le milieu de l'humour, le déploiement du succès, et les dommages collatéraux que lui réserve sa candeur. Sur scène, il balance un paquet de 500 tracts tassés (le poids d'un parpaing) dans le public, alors qu'il aurait voulu que ces flyers volent gracieusement ; il tombe sur des impresarios, tourneurs, producteurs, toute une faune qui lui veut du bien, mais parfois le bien est l'ennemi du mieux. Qu'il soit invité à un festival d'humour ou contacté pour une pub de pièces détachées automobiles, le résultat sera toujours le même : fiasco. D'une drôlerie record, doublée d'une bonne dose d'humilité, Thomas VDB sacre la sortie de route. La cata, nouveau mantra !
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Dans les précédentes émissions |
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Javier Cercas « Le Fou de Dieu au bout du monde » (Actes Sud)
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Un Javier Cercas "athée, anticlérical, laïc militant, rationaliste obstiné, impie rigoureux", se voit proposer par le Vatican d'accompagner le pape dans un voyage officiel. L'écrivain accepte à la condition de disposer de cinq minutes seul avec François pour pouvoir lui poser la seule question qui vaille - une promesse faite à sa mère : est-il raisonnable de croire à la résurrection de la chair et à la vie éternelle ? Et voilà le fou sans Dieu, guidé dans les méandres de la curie romaine par des "Avengers" en soutane, qui embarque le 31 août 2023 à bord de l'avion qui conduit le divin aréopage en Mongolie. Un roman sans fiction qui pourrait aussi bien être un incroyable thriller sur le plus grand mystère de l'histoire de l'humanité.
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Matthieu Ricard « Lumière » (Allary Éditions)
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Matthieu Ricard, né en 1946, est moine bouddhiste, auteur, photographe, scientifique, fondateur de l'association humanitaire Karuna Shechen qui fête ses 25 ans cette année à laquelle il reverse l'intégralité de ses droits d'auteur. Il a commencé la photographie vers l'âge de 13 ans, guidé par André Fatras, l'un des pionniers de la photographie animalière. Son travail a été exposé à quarante reprises, en France, en Suisse, en Autriche, aux États-Unis, au Myanmar et à Hong Kong. Matthieu Ricard réside principalement au monastère de Shéchèn au Népal et dans un ermitage en montagne près de Kathmandu.
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Eric-Emmanuel Schmitt « La traversée des temps tome 5 : Les deux royaumes » (Albin Michel)
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Le romancier poursuit sa traversée des temps et l'exploration de l'humanité. Dans ce 5e tome, il nous emmène à l'époque romaine à la rencontre d'un certain Jésus de Nazareth.
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Cécile Guilbert « Feux sacrés » (Grasset)
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À 20 ans, Cécile Guilbert est une jeune étudiante débridée qui ne jure que par la poésie, la littérature et la philosophie. À ses oncle et tante qui lui parlent de yoga, de gourou et de spiritualité hindoue, elle réplique que ses maîtres se nomment Nietzsche, Baudelaire, Lautréamont, et qu'elle ne comprend rien à leurs histoires de Shiva et de vedas. Trente-cinq ans plus tard, c'est dans l'appartement d'un maître yogi qu'elle réapprend à respirer pour survivre à un choc traumatique. Comment la rationaliste sceptique s'est-elle transformée en disciple appliquée ? Par quelles rencontres de chair et de papier ? Dans ce récit initiatique intime dont la langue claire et l'implacable franchise mêlent ironie, intelligence et ardeur, Cécile Guilbert traverse sa vie vitesse grand V pour raconter les épreuves et les joies qui ont rendu possible cette métamorphose.
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Rebeka Warrior « Toutes les vies » (Stock)
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« Une nuit, dans notre bicoque sur la plage, j'ai fait un drôle de cauchemar. La mort contournait la moustiquaire et tentait perfidement de s'introduire dans notre lit. Elle attendait tapie dans l'ombre que je m'endorme pour s'infiltrer et prendre Pauline. C'était elle qu'elle voulait. Elle s'en fichait de moi. Je lui mettais des bâtons dans les roues. Ça ne lui plaisait pas. Je passais la nuit à monter la garde. La mort était mécontente. Au petit matin, je m'étais assoupie, elle était venue souffler près de mon visage. Elle avait murmuré quelque chose, mais je n'avais pas compris quoi. Elle parlait latin ou suédois. Juste pour me faire chier. » Premier roman virtuose, Toutes les vies est le récit d'une histoire d'amour sublime, d'un deuil impossible et d'une quête spirituelle qui sauve.
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